À Zurich, ceux qui font réparer leurs appareils plutôt que d'en acheter de nouveaux pourront désormais se faire rembourser. Photo : Prostock-Studio (iStock, Getty Images)

Le rapiéçage est récompensé en Suisse

Flicken wird in der Schweiz belohnt

En Suisse, réparer plutôt que jeter devient enfin rentable

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La ville de Zurich lancera en 2026 un bonus réparation : toute personne faisant réparer des appareils électriques ou des vêtements recevra jusqu'à 100 francs par an. Des programmes similaires existent déjà en Suisse romande, mais Zurich est la première grande ville alémanique à se lancer dans ce projet pilote.

La fermeture éclair de votre pull préféré est coincée depuis des semaines, l'écran de votre smartphone ressemble à une toile d'araignée. Que faire ? Acheter un nouveau produit est rapide, mais réparer semble compliqué et coûteux. C'est précisément là qu'intervient la ville de Zurich : à partir de 2026, une aide financière sera accordée à tous ceux qui font réparer leurs affaires au lieu de les jeter. Jusqu'à 100 francs par an et par personne sont disponibles, soit au maximum la moitié des frais de réparation. Le conseil municipal a approuvé un budget de 3,8 millions de francs pour ce projet pilote de trois ans.

Un clic pour la réparation

Tout se passe en ligne. Entsorgung + Recycling Zürich est en train de mettre en place une plateforme en ligne sur laquelle figurent tous les ateliers participants de la ville. Magasins d'électronique, ateliers de couture, petits artisans. Si vous souhaitez faire réparer quelque chose, vous vous inscrivez, vous choisissez un atelier et vous recevez un bon. Vous remettez ce bon à l'atelier et ne payez que le reste. La plateforme devrait être opérationnelle à l'été 2026, date à laquelle le bonus sera également lancé.

Pour l'instant, seuls les appareils électriques et les textiles sont concernés. Les vélos, les meubles ou les jouets ne sont pas encore inclus. Mais cela pourrait changer en fonction du succès rencontré par le programme. La ville s'est fixé des objectifs ambitieux : 40 000 réparations en trois ans, avec une subvention moyenne de 75 francs par cas. Cela devrait permettre d'économiser environ 960 tonnes de CO₂, soit la quantité émise lors de la production de milliers de nouveaux smartphones ou jeans.

Pendant la phase pilote, la ville collecte des données. Quels sont les appareils les plus fréquemment amenés à l'atelier ? Quel est le coût réel des réparations ? Les fonds sont-ils suffisants ? Les réponses à ces questions permettront de déterminer si la prime sera maintenue après 2028, voire si elle sera étendue.

Tout roule déjà en Suisse romande

Zurich n'est pas la première ville à miser sur la promotion des réparations. Plusieurs programmes existent déjà en Suisse romande. Depuis 2022, Prilly, près de Lausanne, prend en charge jusqu'à 50 % des frais de réparation de meubles, vélos, appareils électroniques ou vêtements. Selon la catégorie, jusqu'à 300 francs peuvent être pris en charge. Vevey va encore plus loin : la ville prend en charge jusqu'à 75 % des coûts, avec un maximum de 400 francs par réparation. Renens encourage spécifiquement la réparation des smartphones cassés avec un montant forfaitaire de 50 francs.

Genève et Lausanne ont choisi une autre voie. Les deux villes ont créé des répertoires en ligne qui renvoient vers des entreprises de réparation. Il s'agit en quelque sorte d'une plateforme numérique, mais sans soutien financier. En Suisse alémanique, Zurich est désormais la première grande ville à offrir une véritable prime financière. Bâle, Berne et Winterthour n'ont pour l'instant rien de comparable.

Au niveau fédéral, une initiative visant à instaurer un bonus de réparation à l'échelle nationale a échoué au Conseil des États en 2023. Depuis, la Fondation pour la protection des consommateurs poursuit son combat. « En Autriche, il existe déjà une prime à la réparation accordée par l'État », écrit la fondation. Depuis 2022, plus de 840 000 réparations ont été subventionnées, l'État prenant en charge jusqu'à 50 % des coûts. « Zurich a également reconnu le potentiel écologique », se félicite la fondation, qui espère que le projet pilote zurichois fera des émules dans toute la Suisse.

Réparer est récompensé

Cette prime s'inscrit dans le cadre d'une stratégie climatique plus large. Zurich souhaite atteindre la neutralité carbone d'ici 2040. Les émissions indirectes, c'est-à-dire celles générées par la production et l'élimination des biens de consommation, doivent être réduites de 30 %. Plus on répare, moins on achète neuf. Dans le même temps, les commerces locaux en profitent : les magasins de téléphonie mobile, les ateliers de retouche et les petits garages reçoivent davantage de commandes.

Le bonus réparation remplace d'ailleurs les anciens coupons de collecte gratuits, qui ont été supprimés en 2024. Ceux-ci permettaient aux ménages de se débarrasser gratuitement de jusqu'à 400 kg de déchets encombrants par an. Le message est clair : réparer est récompensé, jeter coûte cher.

On verra dès 2026 si ce projet pilote aboutit. Mais l'idée qui le sous-tend est simple : les objets doivent durer plus longtemps. Et ceux qui y parviennent bénéficient désormais d'un soutien.

Der Reissverschluss am Lieblingspullover klemmt seit Wochen, das Smartphone-Display sieht aus wie ein Spinnennetz. Was jetzt? Neu kaufen geht schnell, reparieren klingt kompliziert und teuer. Doch genau hier setzt die Stadt Zürich nun an: Ab 2026 gibt es Geld für alle, die ihre Sachen reparieren lassen, statt wegzuwerfen. Bis zu 100 Franken pro Jahr und Person sind drin, maximal die Hälfte der Reparaturkosten. Der Stadtrat hat für das dreijährige Pilotprojekt 3,8 Millionen Franken bewilligt.

Ein Klick zur Reparatur

Die Sache läuft digital. Entsorgung + Recycling Zürich baut gerade eine Onlineplattform auf, auf der alle teilnehmenden Werkstätten der Stadt zu finden sind. Elektronikläden, Schneidereien, kleine Handwerksbetriebe. Wer etwas reparieren lassen will, registriert sich, sucht sich einen Betrieb aus und bekommt einen Gutschein. Den gibt man in der Werkstatt ab und zahlt nur noch den Rest. Die Plattform soll im Sommer 2026 laufen, gleichzeitig wird auch der Bonus starten.

Vorerst werden Elektrogeräte und Textilien gefördert. Fahrräder, Möbel oder Spielzeug sind noch nicht dabei. Aber das kann sich ändern, je nachdem, wie gut das Programm ankommt. Die Stadt hat ehrgeizige Ziele: 40’000 Reparaturen in drei Jahren, im Schnitt 75 Franken Zuschuss pro Fall. Das soll rund 960 Tonnen CO₂ einsparen. So viel entsteht nämlich, wenn Tausende neue Smartphones oder Jeans produziert werden müssen.

Während der Pilotphase sammelt die Stadt Daten. Welche Geräte kommen am häufigsten in die Werkstatt? Wie teuer sind die Reparaturen wirklich? Reicht das Geld? Aus den Antworten soll hervorgehen, ob der Bonus nach 2028 weiterläuft oder vielleicht sogar ausgebaut wird.

In der Westschweiz läufts schon

Zürich ist nicht die erste Stadt, die auf Reparaturförderung setzt. In der Westschweiz gibt es bereits mehrere Programme. Prilly bei Lausanne zahlt seit 2022 bis zu 50 Prozent für Reparaturen von Möbeln, Velos, Elektronik oder Kleidern. Je nach Kategorie sind bis zu 300 Franken drin. Vevey toppt das noch: Dort übernimmt die Stadt sogar 75 Prozent der Kosten, maximal 400 Franken pro Reparatur. Renens fördert gezielt kaputte Smartphones mit einem Pauschalbetrag von 50 Franken.

Genf und Lausanne gehen einen anderen Weg. Beide Städte haben Onlineverzeichnisse aufgebaut, in denen Reparaturbetriebe verlinkt sind. Eine Art digitale Vermittlungsstelle, aber ohne finanzielle Unterstützung. In der Deutschschweiz ist Zürich nun die erste grosse Stadt mit einem echten Geldbonus. Basel, Bern und Winterthur haben bislang nichts Vergleichbares.

Auf Bundesebene scheiterte 2023 ein Vorstoss für einen schweizweiten Reparaturbonus im Ständerat. Die Stiftung für Konsumentenschutz kämpft seither weiter. «In Österreich gibt es bereits einen staatlichen Reparaturbonus», schreibt die Stiftung. Dort wurden seit 2022 über 840’000 Reparaturen unterstützt, bis zu 50 Prozent der Kosten zahlt der Staat. «Auch Zürich hat das ökologische Potenzial erkannt», lobt die Stiftung und hofft, dass der Zürcher Pilot schweizweit Nachahmer findet.

Reparieren wird belohnt

Der Bonus ist Teil einer grösseren Klimastrategie. Zürich will bis 2040 netto null Treibhausgase erreichen. Indirekte Emissionen, also jene, die bei Produktion und Entsorgung von Konsumgütern entstehen, sollen um 30 Prozent sinken. Wer mehr repariert, kauft weniger neu. Gleichzeitig profitiert das lokale Gewerbe: Handyshops, Änderungsschneidereien, kleine Werkstätten bekommen mehr Aufträge.

Der Reparaturbonus ersetzt übrigens die bisherigen Gratis-Entsorgungscoupons, die 2024 gestrichen wurden. Mit denen konnten Haushalte jährlich bis zu 400 Kilogramm Sperrgut kostenlos loswerden. Die Botschaft ist klar: Reparieren wird belohnt, Entsorgen kostet.

Ob der Pilot aufgeht, zeigt sich ab 2026. Aber die Idee dahinter ist einfach: Dinge sollen länger halten. Und wer sie dazu bringt, bekommt jetzt Unterstützung.

La fermeture éclair de votre pull préféré est bloquée depuis des semaines, l’écran de votre smartphone ressemble à une toile d’araignée. Que faire? Acheter du neuf va plus vite, réparer semble compliqué et coûteux. C’est là que la Ville de Zurich intervient: dès 2026, elle proposera une aide financière à toute personne qui fait réparer ses objets au lieu de les jeter. Jusqu’à 100 francs par an et par personne, pour un maximum de la moitié des frais de réparation. Le Conseil municipal a accordé 3,8 millions de francs pour ce projet pilote de trois ans.

Un clic suffit

Tout se passe en ligne. Entsorgung + Recycling Zürich met actuellement en place une plateforme recensant tous les ateliers participants de la ville: magasins d’électronique, ateliers de couture, petites entreprises artisanales. Les personnes souhaitant faire réparer un objet s’inscrivent, choisissent une entreprise et reçoivent un bon. Il suffit ensuite de le présenter à l’atelier et de régler le solde. La plateforme devrait être opérationnelle à l’été 2026, date à laquelle le bonus sera également lancé.

Pour l’instant, seuls les appareils électriques et les textiles sont subventionnés. Les vélos, les meubles ou les jouets ne sont pas encore concernés, mais cela pourrait évoluer selon le succès du programme. La Ville s’est fixé des objectifs ambitieux: 40’000 réparations en trois ans, avec une subvention moyenne de 75 francs par intervention. De quoi économiser environ 960 tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions générées par la production de milliers de nouveaux smartphones ou de jeans.

Durant la phase pilote, la Ville collecte des données pour répondre à plusieurs questions: quels appareils reviennent le plus souvent à l’atelier? Quel est le coût réel des réparations? Le budget alloué est-il suffisant? Ces réponses permettront de déterminer si le bonus sera maintenu après 2028, voire étendu.

Systèmes similaires en Suisse romande

Zurich n’est pas la première ville à miser sur la promotion de la réparation. En Suisse romande, plusieurs programmes existent déjà. Depuis 2022, Prilly (VD) rembourse jusqu’à 50% des frais de réparation de meubles, vélos, appareils électroniques ou vêtements, avec un plafond pouvant atteindre 300 francs selon la catégorie. Vevey va encore plus loin: la Ville prend en charge jusqu’à 75% des coûts, avec un maximum de 400 francs par réparation. Renens, de son côté, soutient de manière ciblée les smartphones endommagés avec un montant forfaitaire de 50 francs.

Genève et Lausanne ont opté pour une autre approche. Les deux villes ont créé des répertoires en ligne réunissant les entreprises de réparation. Une sorte d’intermédiaire numérique, mais sans aide financière. En Suisse alémanique, Zurich est la première grande ville à proposer un bonus financier. Bâle, Berne et Winterthour n’offrent pour l’instant rien de comparable.

Au niveau fédéral, une intervention en faveur d’un bonus de réparation à l’échelle nationale a échoué en 2023 au Conseil des États. Depuis, la Fondation pour la protection des consommateurs poursuit son combat. «En Autriche, il existe déjà un bonus de réparation étatique», écrit la fondation alémanique. Là-bas, plus de 840’000 réparations ont été soutenues depuis 2022, l’État prenant en charge jusqu’à 50% des coûts. «Zurich aussi a reconnu le potentiel écologique», se félicite la fondation, qui espère que le projet pilote zurichois fera des émules dans toute la Suisse.

Réparer est récompensé

Le bonus s’inscrit dans une stratégie climatique plus large. Zurich vise la neutralité carbone d’ici à 2040. Les émissions indirectes – celles liées à la production et à l’élimination des biens de consommation – doivent diminuer de 30%. Qui répare davantage achète moins de neuf. Le commerce local en profite également: boutiques de téléphones portables, ateliers de retouches et petits garages reçoivent plus de commandes.

Le bonus de réparation remplace d’ailleurs les anciens coupons gratuits pour l’élimination des déchets. Ces derniers permettaient aux ménages de se débarrasser gratuitement de jusqu’à 400 kilos d’encombrants par an. Les coupons ont été supprimés en 2024. Le message est clair: réparer est récompensé, éliminer coûte.

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Première publication: 
10.2.2026
  | Dernière mise à jour: 
16.2.2026
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