De petits pas vers plus de durabilité : Nicole Haiderer, psychologue environnementale chez Psychologists for Future Suisse, explique comment nous pouvons nous « inciter » nous-mêmes, par exemple en préparant notre vélo pour le lendemain. Photo : PD
Mit kleinen Anstössen zu mehr Nachhaltigkeit: Umweltpsychologin Nicole Haiderer von Psychologists for Future Schweiz erklärt, wie wir uns selbst «nudgen» können – etwa indem wir das Velo für den nächsten Tag bereitstellen. Foto: PD
La psychologue Nicole Haiderer, de Psychologists for Future Suisse, explique comment adapter son comportement pour soutenir la protection climatique. Photo: DR
« La peur du changement climatique est une réaction adéquate face à une situation menaçante. »
«Klimaangst ist eine adäquate Reaktion auf einen bedrohlichen Zustand»
«L’écoanxiété est une réaction normale face à une menace réelle»

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Nicole Haiderer, psychologue environnementale chez Psychologists for Future Suisse, explique pourquoi la protection du climat est aussi une question d'émotions. Et quel rôle la psychologie peut jouer dans la protection du climat.
Umweltpsychologin Nicole Haiderer von Psychologists for Future Schweiz erklärt, warum Klimaschutz auch eine Frage der Emotionen ist. Und welche Rolle die Psychologie beim Klimaschutz spielen kann.
Nicole Haiderer, psychologue de l’environnement, explique pourquoi la peur ne suffit pas à motiver l’action écologique. Elle mise sur des solutions concrètes et subtiles au quotidien.
Nicole Haiderer, vous êtes membre de Psychologists for Future Suisse. Quelle peut être la contribution de la psychologie en matière de protection du climat ?
L'association propose différentes offres visant à aider les personnes confrontées aux défis liés à la crise climatique et à la biodiversité. La peur du climat est une peur légitime. Une réaction adéquate à une situation menaçante. Nos cafés climatiques créent un espace où les gens peuvent exprimer leurs sentiments et leurs expériences de manière holistique et échanger leurs points de vue. Nous avons des cafés climatiques à Zurich et à Berne. Ceux-ci sont animés par des psychologues. Les cafés climatiques sont très bien accueillis. Des personnes qui ne savaient pas que je travaillais pour l'association me les ont déjà recommandés. Nous proposons également des premiers entretiens pour les particuliers, que nous orientons ensuite vers des psychothérapeutes sensibles aux questions climatiques de notre réseau.
Vous n'êtes pas thérapeute, mais psychologue spécialisée dans l'environnement et l'économie. Comment êtes-vous venue à la psychologie environnementale ?
Au départ, je m'intéressais principalement à la psychologie organisationnelle, mais au cours de mes études, j'ai pris conscience de l'étendue de ce domaine : psychologie sociale, psychologie du travail et même psychologie environnementale. Lorsque j'ai pu rédiger mes premiers travaux sur le sujet, j'ai réalisé que c'était exactement ce qui m'intéressait : comment motiver les gens à adopter un comportement durable ? La psychologie est la pièce manquante du puzzle dans les efforts de durabilité qui sont nécessaires.
Que voulez-vous dire par « pièce du puzzle » ?
L'être humain est tout simplement le maillon essentiel pour que les choses bougent. On peut avoir des innovations géniales, mais si les gens ne les utilisent pas, si le comportement humain ne change pas, ça ne marchera pas. C'est pourquoi il est important de prendre en compte les aspects psychologiques comme une pièce du puzzle. Je ne dis pas que la psychologie est la solution à tout, mais elle rend les efforts de durabilité plus efficaces.
Quel rôle la psychologie environnementale peut-elle jouer lorsque nous parlons de protection du climat?
Je vois deux domaines. D'une part : comment parlons-nous de la crise climatique ? Il est important ici de ne pas se contenter de transmettre des informations, mais aussi d'inclure les réalités des gens, de parler leur langage et de leur proposer des solutions possibles. Il ne faut pas jouer la carte de la morale.
Cependant, lorsqu'il s'agit du climat, on joue souvent joue sur les peurs.
Je ferais très attention à cela. Une émotion est le signe qu'il y a un stimulus. Les émotions telles que la peur servent à attirer l'attention sur ce stimulus et à l'évaluer. Ainsi, si l'on associe des émotions positives à un stimulus particulier, on aura tendance à s'en approcher. En cas d'émotion négative, on aura tendance à se retirer. Les gens réagissent différemment à la crise climatique. Ils fuient ou se battent. Ou bien ils passent à l'action et changent les choses. Mais les gens n'agissent que s'ils savent ce qu'ils doivent faire. C'est pourquoi il est si important de présenter des solutions. Toute communication sur les questions environnementales doit proposer des options d'action.
Que se passe-t-il lorsqu'il n'y a pas d'options d'action ?
Quand on ne sait pas comment passer à l'action, on essaie de réguler ses émotions négatives. On entend alors des phrases telles que « Ce n'est pas si grave » ou « La technologie va résoudre le problème ». C'est pourquoi je dirais que la connaissance du problème est certes importante, mais qu'elle doit toujours être associée à une solution et à un objectif. Si je n'ai pas d'objectif, je ne sais pas comment y parvenir.
En matière de climat, il faut ajouter que, en tant que particuliers, nous n'avons pas d'influence sur tout.
C'est vrai. Les comportements individuels doivent changer, mais le système dans lequel nous vivons doit également évoluer. Je pense néanmoins qu'il est important d'aborder le sujet avec notre entourage. Pas en disant « tu dois faire ceci ou cela », mais simplement en demandant : « Comment vis-tu la crise climatique ? » En discutant, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas seuls à nous inquiéter. Et que la plupart des gens sont favorables à la protection du climat.
Quel rôle joue encore la psychologie environnementale ?
Un autre domaine concerne les mesures visant à modifier les comportements, appelées « interventions de changement de comportement ». Cela semble très sophistiqué, mais il s'agit en fait de créer des structures dans lesquelles les gens peuvent plus facilement adopter un comportement durable.
Pouvez-vous donner un exemple ?
Imaginons que vous entriez dans un immeuble. Vous pouvez prendre l'ascenseur ou les escaliers. En entrant, vous voyez des traces qui mènent aux escaliers. Cela peut vous inciter à prendre les escaliers, ce qui est bon pour vous et permet en outre d'économiser de l'électricité. Ce sont là des moyens simples qui nous permettent d'aider les gens à adopter un comportement plus durable. En psychologie, on appelle cela le « nudging ».
Peut-on aussi se « pousser » soi-même à adopter un comportement plus durable ?
Il peut s'agir de choses simples, comme préparer son vélo pour le lendemain. Les entreprises et les institutions publiques ont bien sûr un grand pouvoir d'influence : elles peuvent par exemple proposer des plats végétaliens ou végétariens attrayants et moins chers dans leur restaurant d'entreprise. Elles facilitent ainsi les comportements durables et rendent les comportements non durables plus difficiles.
Pourquoi les gens ne choisissent-ils pas spontanément la solution durable, alors qu'ils savent pertinemment qu'elle est préférable ?
Les habitudes sont très difficiles à changer. Notre côté paresseux, ce sont en fait nos habitudes. Il faut lutter contre cela par tous les moyens, ce qui demande beaucoup d'énergie. Mais si l'on parvient à s'organiser de manière à faire les choses automatiquement différemment, cela aide beaucoup. C'est pourquoi il est si important de prendre en compte les changements de comportement souhaités et la psychologie qui les sous-tend, à tous les niveaux.
Nicole Haiderer, Sie sind Mitglied von Psychologists for Future Schweiz. Was kann die Psychologie beitragen, wenn es um Klimaschutz geht?
Der Verein fokussiert sich mit verschiedenen Angeboten darauf, Menschen zu unterstützen bei Herausforderungen rund um die Klima- und Biodiversitätskrise. Klimaangst ist eine berechtigte Angst. Eine adäquate Reaktion auf einen bedrohlichen Zustand. Unsere Klimacafés schaffen einen Raum, in dem Menschen ganzheitlich mit ihren Gefühlen und Erfahrungen Platz haben und sich austauschen können. Wir haben Klimacafés in Zürich und in Bern. Diese werden von Psychologinnen geleitet. Die Klimacafés kommen recht gut an. Menschen, die nicht wussten, dass ich im Verein tätig bin, haben sie mir schon weiterempfohlen. Was wir auch anbieten, sind Erstgespräche für Privatpersonen, die wir dann an klimasensitive Psychotherapeuten und Psychotherapeutinnen in unserem Netzwerk weitervermitteln.
Sie selbst sind nicht Therapeutin, sondern als Umwelt- und Wirtschaftspsychologin tätig. Wie kamen Sie zur Umweltpsychologie?
Ich hatte ursprünglich Organisationspsychologie im Fokus, aber während des Studiums wurde mir bewusst, wie gross das Feld ist: Sozialpsychologie, Arbeitspsychologie und eben auch Umweltpsychologie. Als ich dann die ersten Arbeiten dazu schreiben konnte, wurde mir bewusst, dass es genau das ist, was mich interessiert: Wie kann man Menschen dazu motivieren, sich nachhaltig zu verhalten? Psychologie ist das fehlende Puzzlestück in den Nachhaltigkeitsbestrebungen, die nötig sind.
Wie meinen Sie das mit dem Puzzlestück?
Der Mensch ist halt das wichtigste Bindeglied, dass überhaupt was passiert. Man kann noch so tolle Innovationen haben, aber wenn der Mensch sie nicht nutzt, sich das menschliche Verhalten nicht verändert, wird es nicht funktionieren. Deswegen ist es wichtig, psychologische Aspekte als ein Stück des Puzzles zu berücksichtigen. Ich sage nicht, dass Psychologie die Lösung für alles ist, aber sie macht Nachhaltigkeitsbestrebungen effektiver.
Welche Rolle kann die Umweltpsychologie denn spielen, wenn wir über Klimaschutz sprechen?
Ich sehe da zwei Bereiche. Einerseits: Wie sprechen wir über die Klimakrise? Hier ist es wichtig, dass wir nicht nur Informationen vermitteln, sondern auch die Realitäten der Menschen einschliessen, in ihrer Sprache sprechen und ihnen auch Lösungsmöglichkeiten bieten. Dass wir eben nicht mit der Moralkeule kommen.
Gerade wenn es ums Klima geht, wird jedoch auch oft mit Angst gespielt.
Da würde ich sehr gut aufpassen. Eine Emotion ist ein Hinweis darauf, dass ein Reiz da ist. Emotionen wie beispielsweise Angst dienen dazu, die Aufmerksamkeit auf diesen Reiz zu lenken und diesen Reiz zu bewerten. Wenn man also positive Emotionen mit einem bestimmten Reiz verbindet, wird man sich eher annähern. Bei einer negativen Emotion wird man sich zurückziehen. Menschen reagieren unterschiedlich auf die Klimakrise. Sie flüchten oder kämpfen. Oder sie gehen in Aktion und ändern etwas. Menschen handeln aber nur, wenn sie wissen, was sie tun sollen. Deswegen ist es so wichtig, Lösungen zu präsentieren. Jede Kommunikation zu Umweltthemen braucht Handlungsoptionen.
Was passiert, wenn es keine Handlungsoptionen gibt?
Wenn man nicht weiss, wie man ins Handeln kommt, dann versucht der Mensch, die negative Emotion zu regulieren. Dann hört man Dinge wie: «Es ist nicht so schlimm», «die Technologie wirds lösen». Deshalb würde ich sagen: Problemwissen ist schon auch wichtig, aber immer verbunden mit einer Lösung und einem Ziel. Wenn ich kein Ziel habe, weiss ich nicht, wie ich dorthin komme.
Beim Klima kommt ja dazu, dass wir als Privatpersonen nicht auf alles einen Einfluss haben.
Das stimmt. Das individuelle Verhalten muss sich ändern, aber es muss sich auch das System, in dem wir leben, ändern. Dennoch denke ich, ein wichtiger Schritt ist, mit unserem Umfeld über das Thema zu sprechen. Nicht im Stil von «du sollst jetzt X und Y machen», sondern einfach mal fragen: «Wie geht es dir eigentlich mit der Klimakrise?» Wenn wir diese Gespräche führen, dann merken wir, dass wir nicht allein sind mit unseren Sorgen. Und dass die meisten Menschen für Klimaschutz sind.
Welche Rolle spielt die Umweltpsychologie noch?
Ein weiterer Bereich sind Verhaltensveränderungsmassnahmen, sogenannte Behavior Change Interventions. Das klingt ganz fancy, aber grundsätzlich geht es darum, dass man Strukturen schafft, in denen der Mensch sich leichter nachhaltig verhalten kann.
Können Sie ein Beispiel machen?
Nehmen wir an, Sie betreten ein Gebäude. Sie können den Lift oder die Treppe nehmen. Beim Eintreten sehen Sie Spuren, die zu den Treppen führen. Das kann Sie dazu bringen, die Treppen zu nehmen, was Ihnen guttut und zudem Strom spart. Das sind einfache Möglichkeiten, mit denen wir Menschen unterstützen können, sich nachhaltiger zu verhalten. In der Psychologie nennen wir das «nudging».
Kann man sich auch selbst zu nachhaltigerem Verhalten «nudgen»?
Das können einfache Dinge sein, wie sich für den Folgetag das Velo bereitzustellen. Einen grossen Hebel haben natürlich Firmen und öffentliche Einrichtungen: Etwa, indem sie im Personalrestaurant das vegane oder vegetarische Gericht attraktiv machen und das auch noch preislich günstiger ist. Man erleichtert also die Möglichkeit von nachhaltigem Verhalten und erschwert nicht nachhaltiges Verhalten.
Wieso entscheiden sich Menschen denn nicht von selbst für die nachhaltige Lösung, obwohl sie es eigentlich besser wissen?
Gewohnheiten sind sehr schwer zu verändern. Der innere Schweinehund, das sind eigentlich unsere Gewohnheiten. Da muss man mit ganz vielen Mitteln dagegen ankämpfen, das kostet Energie. Aber wenn man es schafft, die Dinge so einzurichten, dass man sie automatisch anders macht, dann hilft das sehr. Deshalb ist es so wichtig, gewünschte Verhaltensänderungen und die Psychologie dahinter zu berücksichtigen, auf jeder Ebene.
Nicole Haiderer, en tant que membre de Psychologists for Future Suisse, quel est le rôle de votre mouvement face à l’urgence climatique?
L’association propose différentes offres pour soutenir les personnes confrontées à la crise climatique et à l’effondrement de la biodiversité. L’écoanxiété est une peur légitime, une réaction normale face à une menace réelle. Nos cafés climatiques offrent un espace d’expression où partager ses émotions et ses expériences. À Zurich et à Berne, ces rencontres sont animées par des psychologues. L’accueil est très positif: des personnes qui ignoraient mon engagement dans l’association me les ont même déjà recommandés. Nous proposons aussi des premiers entretiens individuels, avant d’orienter les personnes vers des psychothérapeutes spécialisés dans les enjeux climatiques au sein de notre réseau.
Vous n’êtes pas psychothérapeute, mais psychologue experte dans les domaines de l’économie et de l’environnement. Comment en êtes-vous venue à ces spécialisations?
Au départ, je m’intéressais à la psychologie des organisations, mais, pendant mes études, j’ai découvert l’étendue du domaine: psychologie sociale, psychologie du travail et, justement, écopsychologie. Lorsque j’ai rédigé mes premiers travaux sur le sujet, j’ai compris que c’était exactement ce qui me passionnait: comment motiver les gens à adopter un comportement durable? La psychologie représente le chaînon manquant dans les efforts de durabilité actuels.
Que voulez-vous dire par «chaînon manquant»?
L’humain est l’élément central de tout changement. On peut disposer de toutes les innovations possibles, mais si personne ne les adopte, si les comportements ne changent pas, rien ne fonctionnera. C’est pourquoi il est essentiel d’intégrer les aspects psychologiques dans l’équation. Je ne prétends pas que la psychologie soit la solution universelle, mais elle rend les efforts de durabilité plus efficaces.
Quel rôle la psychologie peut-elle donc jouer dans la protection du climat?
J’y vois deux domaines principaux. D’une part, comment parler de la crise climatique? Il est important de ne pas se contenter de transmettre des informations, mais aussi de prendre en compte les réalités des gens, de parler leur langue et de leur proposer des solutions. Nous ne devons pas nous limiter à faire la morale.
Pourtant, la peur est un levier fréquemment utilisé quand on parle d’écologie.
C’est une stratégie à double tranchant. Une émotion signale la présence d’un stimulus et sert à attirer notre attention sur ce stimulus, puis à l’évaluer. Par exemple, la peur nous avertit d’un danger potentiel. Ainsi, quand on associe une émotion positive à un stimulus donné, on aura tendance à s’en rapprocher. À l’inverse, une émotion négative nous pousse instinctivement à nous en distancer. Face à la crise climatique, chacun réagit différemment: certains fuient, d’autres se battent ou passent à l’action pour changer les choses. Mais on n’agit que lorsque l’on sait ce que l’on doit faire. C’est pourquoi il est essentiel de présenter des solutions concrètes. Toute communication sur des thèmes environnementaux doit proposer des pistes d’action.
Que se passe-t-il lorsqu’il n’existe pas de pistes d’action?
Lorsque l’on ne sait pas comment passer à l’action, l’être humain cherche à réguler son émotion négative. On adopte alors des raisonnements tels que «ce n’est pas si grave», ou «la technologie résoudra le problème». C’est pourquoi il reste important d’avoir conscience des problèmes, mais toujours en les reliant à une solution et un objectif. Car sans objectif, impossible de savoir comment y parvenir.
Dans le cas du climat, il faut ajouter qu’en tant qu’individus, nous n’avons pas d’influence sur tout.
C’est vrai. Le comportement individuel doit changer, mais le système dans lequel nous vivons aussi. Une étape importante consiste néanmoins à aborder le sujet avec notre entourage. Pas en faisant la morale ou en disant ce qu’il faut faire, mais en demandant simplement le ressenti qu’ont les autres face à la crise climatique. Ces discussions permettent de comprendre que nous ne sommes pas seuls avec nos inquiétudes, et que la plupart des gens soutiennent la protection du climat.
Quel est l’autre domaine dans lequel intervient l’écopsychologie?
Un autre aspect de l’écopsychologie concerne les mesures visant à modifier les comportements, appelées «Behavior change interventions». L’expression peut sembler prétentieuse, mais il s’agit simplement de créer des structures qui facilitent l’adoption de comportements durables.
Pouvez-vous donner un exemple?
Imaginons que vous entrez dans un bâtiment. Vous avez le choix entre l’ascenseur et les escaliers. À l’entrée, des traces au sol vous guident vers les escaliers. Cette indication subtile peut vous encourager à les emprunter, ce qui vous fera du bien tout en économisant de l’électricité. Voilà comment des moyens simples peuvent encourager des comportements plus durables. En psychologie, on appelle cette méthode le «nudging».
Peut-on aussi se «nudger» soi-même pour adopter un comportement plus durable?
Oui. Il peut s’agir de choses simples, comme se mettre un vélo à disposition pour le lendemain. Les entreprises et les institutions publiques disposent évidemment d’un grand levier d’action. Par exemple, en proposant un plat végétalien ou végétarien attractif et bon marché au restaurant du personnel. On facilite ainsi l’adoption d’un comportement durable tout en rendant le comportement non durable moins accessible.
Pourquoi les gens n’optent-ils pas d’eux-mêmes pour la solution durable, alors qu’ils sont conscients du problème?
Les habitudes sont très difficiles à changer. Leur ancrage en nous est ce qui nous freine, et il faut passer par de nombreux moyens pour les combattre, ce qui demande beaucoup d’énergie. Mais si l’on parvient à automatiser ces changements, la tâche devient bien plus facile. C’est pourquoi il est si important de prendre en compte, à tous les niveaux, les changements de comportement souhaités et la psychologie qui se cache derrière.