C'est un aventurier moderne, un pionnier et il a une mission passionnée pour les technologies propres : Dr Bertrand Piccard . Mais il est aussi psychologue. Et une grande partie de ce qui est déterminant dans la diffusion des technologies innovantes remonte finalement à la psychologie. Eh bien, le chercheur en série sait exactement comment faire passer son message de manière durable : avec des actions spectaculaires et très médiatisées, dont des vidéos impressionnantes sont diffusées pendant ses conférences, accompagnées d'une musique émouvante. Bien entendu, sa mobilité du futur est neutre en CO2. Mais Piccard n'est pas un rêveur utopique, il a l'esprit d'entreprise. Il sait que l'économie ne réagit qu'aux solutions rentables. Son dernier projet vise donc à identifier 1 000 solutions rentables telles que des produits pour les consommateurs finaux, des logiciels ou des technologies pouvant être utilisés pour protéger l'environnement. Il y a maintenant plus de 1 300 projets. Piccard était la superstar du Salon Public ; après la fin du forum, une foule de fans inconditionnels s'est rassemblée autour du Lausannois.
Salon Public - La mobilité du futur

Le Prof. Dr Roland Siegwart a été un peu plus objectif. Mais l'expert en robotique savait aussi fasciner le public avec des vidéos. Comme celui avec le robot autonome ressemblant à un chien qui franchit divers obstacles sans problème. Ou encore la simulation par ordinateur d'une intersection très fréquentée où les piétons, les voitures à conduite autonome et les scooters semblent tous se manquer d'un cheveu, mais où cela est précisément empêché par les capteurs sophistiqués et les commandes intelligentes des véhicules. Il ne sera plus nécessaire de regarder à gauche et à droite et de traverser les piétons. Mais chaque chose en son temps.

Une éblouissante panéliste était l'architecte martienne Vera Mulyani. Elle imagine sa robe argentée comme un tissu producteur d'énergie. Les pensées de l'Américaine sont également très visionnaires à d'autres égards, puisqu'elle effectue des recherches sur la vie sur Mars. Mais c'est précisément cette réflexion en dehors des barrières terrestres qui permet de penser "en dehors de la boîte", ce qui peut également produire des idées complètement nouvelles pour notre terre même.
Le professeur Malene Freudendal-Pedersen étudie la manière dont les gens se déplacent dans la ville et cherche à en tirer un potentiel d'optimisation, par exemple par la réorganisation. Elle est sûre d'une chose : les contraintes sont inutiles. Il faut rencontrer les gens dans leurs habitudes, puis leur ouvrir de meilleures voies. Et elle dit : "Nous ne devons pas toujours penser en fonction de nos systèmes familiers et essayer de les améliorer, nous devons penser aux générations de demain et prendre en compte leurs besoins. Le professeur Thomas Schmidt, chef du département de recherche sur l'énergie et l'environnement à l'Institut Paul Scherrer (PSI), imagine que la ville du futur sera beaucoup plus pauvre en voitures. Le transport individuel, en particulier, perdra de son importance. À la place, il y aura des taxis à conduite autonome. Et dans l'ensemble, bien sûr, les voitures seront plusieurs fois plus efficaces sur le plan énergétique qu'aujourd'hui. M. Schmidt pense que la recherche doit devenir encore plus performante pour communiquer avec le monde extérieur, avec la population.
Maintenant, à Salon Public, lui et tous les autres ont réussi brillamment.